80 km/heure une hérésie. Le travail de sape à l’encontre du monde rural continue.

le 1 mars 2018

Le premier ministre impose la vitesse limitée à 80 km/heure sur les routes nationales et départementales sans séparateur central à compter du 1 juillet 2018. C’est un très mauvais coup pour les territoires ruraux. Cette décision amplifie la difficulté majeure de l’enclavement routier pour le monde rural. Cette problématique est une nouvelle fois relancée.

Il n’est pas acceptable que les populations rurales soient contraintes à mettre plus de temps pour aller au travail, que les enfants soient contraints à mettre plus de temps pour se rendre au lycée, au collège ou encore à l’école, etc… Ce n’est pas en paralysant le fonctionnement au quotidien de la vie des gens que l’on fera avancer la société.

Le domaine de la sécurité routière n’est pas le monopole de quelques personnes. Les élus ruraux et la population rurale œuvrent, comme tout le monde, pour plus de sécurité routière mais sans esprit dogmatique. Le groupe « d’opposant à la voiture » joue sur la corde sensible du « nombre de mort » sur les routes sans se poser la question de la cause des accidents de voiture et surtout bénéficie du fait que l’état a besoin d’activer « la pompe à fric ».

Sur les routes départementales ou nationales de campagne, la vitesse est naturellement limitée le plus souvent par la sinuosité des structures. Limiter la vitesse à 80 km/heure est donc parfaitement inutile pour améliorer la sécurité routière sauf à vouloir revenir à la marche à pieds ou à cheval.

Voila pourquoi les élus ruraux dénoncent l’hérésie de cette mesure dont le but est d’éloigner encore un peu plus le monde rural de la métropole. La fracture « urbain – rural » se creuse un peu plus.

Pierre GENTES

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