Citoyens, les maires ruraux vous disent « faites campagne »

10 avril 2019

Notre république et notre démocratie sont des édifices construits depuis très longtemps, grâce à l’engagement de la multitude des élus municipaux et des bénévoles associatifs répartis partout sur le territoire.

Les lois successives de ces dernières années(plus de  20 ans) invitent à un véritable abandon des territoires ruraux, qui priorise, de manière quasiment exclusive, les métropoles.

Nous disons à aux citoyennes et citoyennes, investissez votre territoire, là où vous êtes, là où vous voulez vivre mieux avec vos familles, etc..

Pour être plus largement et mieux représentés, prenez en main votre destin, envisagez dés maintenant les élections municipales de 2020 comme le rendez=vous d’une reconquête démocratique au service du collectif.

« Faisons campagne » ensemble, construisons la ruralité de demain.

Pierre GENTES

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Pourquoi l’AMF effectue un virage à 180 degrés avec la loi NOTRe ?

6 mars 2019

Pourquoi l’AMF effectue un virage à 180 degrés avec la loi NOTRe ?  Mais c’est très simple !!!!

La situation d’avant (2015- novembre 2018)

La loi NOTRe a été adoptée par le parlement en aout 2015. l’AMF et l’ADF ont poussé à son adoption pendant que de nombreux maires ruraux et l’AMRF (Association des Maires Ruraux de France ) faisaient le setting devant l’assemblée nationale pour s’y opposer le jour où Manuel VALS a présenté sa loi devant les députés.

C’est ainsi qu’en 2016 en CDCI (commission départementale de la concertation intercommunale) le découpage des périmètres intercommunaux a été adopté avec la création de structures XXL (très grand format). Mais tout va bien pour certains maires. A titre d’exemple, le président de l’AMF43 s’exprime après une CDCI de finalisation du projet, en ces termes  « nous y sommes arrivés. Cela a été laborieux mais tout s’est bien passé en bonne intelligence ».

Depuis le 1 janvier 2017, cette loi s’applique sur le terrain dans les communautés de communes et d’agglomérations et de nombreux présidents ont mis en œuvre cette loi avec grand appétit. C’est que la soupe était bonne !!!!

Le mouvement de transfert des compétences vers la grande intercommunalité a été amplifiée par la DGF bonifiée et le CIF (coefficient d’intégration fiscale). Pour faire simple,  « une carotte financière » que donne l’état aux structures intercommunales pour vider plus vite encore la commune de ses prérogatives. Sur le terrain, les présidents d’intercommunalités y sont allés de bon cœur en faisant passer au second plan l’existence future de la commune qui va devenir une coquille vide.

L’AMRF a toujours milité (avant et après la loi NOTRe)  pour une « intercommunalité choisie » c’est à dire,  pas de transfert forcé de compétence sauf si cela est décidé localement dans les communes ou les communautés de communes ou d’agglomération. Idem pour les changements de périmètre de l’intercommunalité dans les CDCI sans la présence des maires concernés.

La situation d’après (de la crise de novembre 2018 à aujourd’hui )

De nombreux élus (le politique d’abord) voient arriver les élections municipales et  surtout constatent (avec étonnement)  que le mouvement des gilets jaunes mais aussi la population, qui s’est  exprimée à travers les cahiers de doléances et de propositions et le grand débat, les  montrent du doigt.

Aujourd’hui, L’AMF et les présidents d’intercommunalité proposent une révision de la loi NOTRe pour une « intercommunalité librement consentie et au service des communes ». C’est à dire exactement ce que demandaient l’AMRF et les maires ruraux, il y a 4 ans de cela. Un véritable virage à 180 degrés.

Par ailleurs, Il n’est pas rare de lire dans des bulletins locaux destinés au grand publics que, je site un président d’agglomération,  « les communes ont un rôle de proximité irremplaçable pour servir au mieux nos habitants ».

Après çà,  on se demande pourquoi de nombreux maires ruraux grondent et avec eux, beaucoup de citoyens !!!!

Pierre GENTES

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Municipales 2020 : Parité et jeunesse, le statut de l’élu(e) est une urgence

Communiqué de presse de l’AMRF : 190204 Statut de l’élu – Parité et Jeunesse

Alors que le Grand débat national en cours pose, parmi de nombreux sujets essentiels, la question de la démocratie et de son exercice, alors que  la fonction d’élu(e) et les conditions d’exercice des mandats sont fortement interrogées, alors que la fonction de maire est épargnée dans la remise en cause qui touche l’ensemble des élus, il est nécessaire de ne pas entraver l’exercice du mandat de proximité par des contraintes difficiles à atteindre pour certaines communes de moins de 1000 habitant (obligation de parité). Aussi, il est indispensable de commencer par le début, à savoir la mise en place d’un véritable statut de l’élu(e) qui permette, la parité et l’accès de la jeunesse aux conseils municipaux.

Cette urgence n’est pas seulement liée à l’actualité mais c’est aussi une réponse à l’aspiration des citoyens à être mieux associés à la décision publique locale. C’est aussi une réponse à l’appel de la jeunesse de trouver dans l’engagement municipal une concrétisation de son enthousiasme et de ses capacités d’imagination.

C’est le sens du soutien de l’AMRF à l’action touselus.fr et l’interpellation #pourquoipastoi. Face au risque de voir certaines communes se trouver en situation de carence de candidatures, y compris féminines, le statut de l’élu(e) est la réponse, à la condition de ne pas être l’accumulation d’une série de « mesurettes ». Trois grands principes fondent cette exigence : la disponibilité temporelle et matérielle (crédits d’heure et indemnité suffisante) ; la sécurité, d’un point de vue juridique et social ; la responsabilité (formation et transparence de gestion).

C’est aussi une réponse urgente et indispensable à l’enjeu de l’évolution du nombre de femmes dans les conseils municipaux et les outils intercommunaux. Si le pourcentage de femmes maires rurales (18 %) est sensiblement plus important qu’en ville, la question de la parité doit être posée dans le cadre plus large d’un statut de l’élu(e). L’objectif louable et nécessaire de renforcer la présence des femmes dans les conseils municipaux ne peut se régler par l’obligation qui serait pire que le mal. La création de ce statut permettra une avancée sensiblement plus efficace que d’ouvrir de nouveaux fronts clivants. C’est le cas de l’élection directe des conseillers communautaires qui ne règlera en rien l’enjeu de l’engagement des femmes dans la vie publique et viendra renforcer l’instabilité et le déficit de confiance dans l’intercommunalité déjà très élevé du fait de la Loi NOTRe.

Le Grand débat doit se saisir de ces points pour favoriser l’exercice des responsabilités électives dont notre démocratie a un très grand besoin. C’est une opportunité inédite pour le Gouvernement et le Parlement de répondre à la forte appétence pour la démocratie participative exprimée dans « les cahiers de doléances et de propositions » en créant, avant l’été, un cadre légal formel, qui donne à l’engagement en particulier pour les communes rurales, toujours évincées des bienfaits de ces réformes, une série d’outils pour sécuriser l’action des élus locaux. Aujourd’hui plus que jamais, il est temps de percevoir la dimension historique de l’attachement de notre pays à l’exercice de la démocratie communale.

Pour le bureau de l’AMRF, Vanik BERBERIAN

#MaCommuneEstUtile

Signez l’appel des maires ruraux sur : www.appeldesmairesruraux.fr

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