La réforme PEILLON c’est : 2 écoles primaires dans la république et une fracture entre l’école « de la ville » et l’école « des champs »

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I – Deux écoles primaires dans la république

Avec sa réforme de janvier 2013, l’éphémère ministre V Peillon est à l’origine de la mise en place de 2 régimes différents dans les écoles primaires françaises.

Comment un ministre de gauche, en quelques mois, a t-il pu déroger au principe fondateur de l’école républicaine de Jules Ferry ?

Jules Ferry voulait une école primaire accessible à tous les enfants donc fondée sur la gratuité et l’égalité des chances.

Rien de tel avec la réforme Peillon qui institue le principe de deux régimes différents avec pour certaines écoles primaires l’ouverture le mercredi matin (ou le samedi plus rarement) et d’autre pas. Depuis la rentrée de septembre 2013, nous sommes donc en présence de 2 écoles primaires différentes dans la république.

 

II – Une fracture entre l’école « de la ville » et l’école « des champs »

Suite à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, en septembre 2013 et en surtout en septembre 2014, les premiers bilans vont tomber.

Les analyses vont montrer une fracture entre l’école « de la ville » et l’école « des champs ».

Cette fracture, dénoncée depuis début janvier 2013, apparaitra aux yeux de tous comme une inégalité insupportable entre les enfants selon qu’ils sont en villes ou dans les petits villages ruraux.

L’inégalité devant le coût de mise en œuvre des TAP (travaux d’activités périscolaires) est facile à démontrer :

► L’accès des enfants aux activités pilotées par les CLSH est plus compliqué dans les villages ruraux. Les CLSH intercommunaux ou communaux sont installés dans des villages plus importants (souvent plus de 1500 habitants). L’aide de la CAF (0,50 €/heure d’activité) n’étant possible qu’avec un encadrement des activités par le CLSH les petites communes ne peuvent bénéficier de cette aide. Cette difficulté creuse encore le fossé  entre « l’école de la ville » et « l’école des champs »

► La difficulté pour trouver des locaux et des animateurs diplômés dans les villages ruraux complique la mise en place des TAP (travaux d’activités périscolaires).

 

Comment est-il possible que V PEILLON ait imposé aux maires une telle réforme qui s’écarte des principes républicains ?

C’est à ce demander si la réforme n’avait pas pour objectif :

1) De réduire le chômage en France en imposant aux communes de recruter et financer des animateurs pour les activités pédagogiques.

2) De tenter une manœuvre pour affaiblir l’école privée qui n’a pas les moyens de l’impôt pour financer la mise en œuvre des TAP.

3) Obliger les communes à s’occuper des enfants tous les jours de la semaine travaillée afin qu’ils passent moins de temps dans les rues à ne rien faire.

 

LE BILAN VIENDRA : après quelques années d’exercice de la réforme, si le bilan de fin de semaine et de fin d’année scolaire démontre que les enfants du primaire sont davantage fatigués et que la qualité de l’éducation en France (lecture, écriture, calcul, langues, activités) continue de s’enfoncer dans le classement européen où est l’intérêt de l’enfant et de la France ?

N’y avait-il pas d’autres propositions de réforme pour répondre à la problématique de la période « d’éveil de l’enfant » (pour mieux apprendre) sans créer la confusion entre la compétence de l’éducation nationale et la compétence des communes en leur transférant des charges supplémentaires ?

Pierre GENTES

Président AMR43

 

 

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Réforme des rythmes scolaires – L’échec Total

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Vous trouverez ci-après un communiqué de presse de la direction de l’AMRF pour dénoncer une méthode à caractère de marchandage à la recherche d’un « semblant » de financement privé qui viendrait ajouter quelques miettes dans le financement de la mise en place de la réforme des nouveaux rythmes scolaires dans les écoles primaires.  Cette méthode engagée par quelques ministres frise le ridicule.

Personne ne conteste aujourd’hui que les coûts de mise en œuvre de la réforme seront très élevés. Cela passera nécessairement par la case « augmentation des impôts locaux » dans la grande majorité des communes rurales.

Il faut que ce soit les maires ruraux de France qui disent stop à de tels agissements et qui disent oui pour une conférence sur le financement de la réforme des rythmes scolaires.

Rythmes scolaires L’échec Total 15 07 2013

Pierre GENTES

 

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Une motion « Ecole » de l’AMRF du 24 mars 2013

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Lors de l’assemblée générale de l’AMRF des 23 et 24 mars 2013 à Lyon, les maires ruraux présentent une motion « Ecole » pour demander au gouvernement une aide adaptée à la mise en place la réforme des rythmes scolaires dans les communes rurales.

Cliquer sur le lien suivant pour afficher cette motion.

motion ECOLE réforme rythmes scolaires

 

 

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