Lancement des « rencontres de l’AMR43 »

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9 avril 2016

L’association départementale des maires ruraux lance « les rencontres de  l’AMR43 » vendredi 8 avril 2016 à 9h30 au centre culturel de Vals prés le Puy.

L’une des missions de l’AMR43, selon sa devise « des maires au service des maires », est de faciliter le débat entre les maires et les élus municipaux sur des questions d’actualité qui les concernent et qui ont un impact fort sur l’avenir de nos territoires ruraux.

L’association lance vendredi 8 avril 2016 « les rencontres de l’AMR43 » .

Il n’a échappé à personne que la mise en place de la réforme de l’organisation territoriale modifie les périmètres de l’intercommunalité et de ce fait, modifie la relation à la commune dans ce nouveau paysage. Dans le même temps, il n’a également échappé à personne, que la Région est confirmée en tant que chef de file en charge du schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET).

C’est dans ce contexte que le sujet à thème de cette première rencontre porte sur la question « comment réaliser l’équilibre urbain / rural dans le futur SRADDET ».

Dans le cadre d’un partenariat conclu entre l’Association des Maires Ruraux de Haute-Loire et ERDF, que Pierre GENTES, Président de l’AMR 43 et Denis CADON, Directeur Territorial ERDF Haute-Loire, se sont engagés à travailler ensemble et à renforcer leurs échanges sur les thématiques ayant trait à la distribution d’électricité.

Cette première réunion s’est tenue vendredi 8 avril 2016 à 9h30 au Centre Culturel de Vals-près-Le Puy. Les maires ou leurs représentants adjoints ou conseillers étaient invités.

Au programme de cette réunion.

– 9h30 : Intervention ERDF (Denis CADON) et échanges avec la salle

– 10h45 : Débat sur le sujet « comment réaliser l’équilibre entre urbain et rural dans le futur schéma régional d’aménagement des territoires » animé par Pierre GENTES.

– 12h30 : Apéritif – dinatoire pris sur place.

Nota : Dominique BIDET, Vice-président AMRF, Président AMR03 et maire de Bellenave (Allier) et de Jean-Pierre SOULIER, président AMR15 et maire de Le Vigean (Cantal) étaient excusés.

Article de presse en cliquant sur le lien : article-journal-eveil-080416

Relevé de notes en cliquant sur le lien :rencontres-amr43-080416

– 14h00 : Conférence de presse animée par Bernard DELIANCE (FRTP43) et Pierre GENTES (AMR43) pour présenter le GUIDE D’AIDES POUR LE FINANCEMENT DES PROJETS DES COLLECTIVITÉS LOCALES.
Ce guide a été réalisé par FÉDÉRATION DES TRAVAUX PUBLICS d’AUVERGNE, en partenariat avec les associations départementales des maires ruraux d’Auvergne. Il sera distribué aux élus lors de cette conférence de presse.

Pierre GENTES

Président AMR43

Maire de Laussonne

 

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Des maires ruraux perdus sous le feu du découpage intercommunal en cours

logo 600pixelLe 4 octobre 2015

Des maires ruraux déboussolés

Le débat autour du découpage de la nouvelle intercommunalité issue de la réforme propulse de nombreux maires vers l’inconnu. Ils sont nombreux à ne plus savoir ce qu’il faut faire, ce qu’il faut décider. Une telle situation ne doit pas s’éterniser. Les maires doivent rapidement revenir sur leur commune, sur leur territoire, car c’est là que leurs concitoyens les attendent. Lors d’une réunion du 1er octobre dernier, le débat entre plusieurs maires autour de ce sujet ne se déroule pas dans un climat de réflexion serein. De nombreux maires montrent une certaine lassitude après autant de secousses. Le même maire peut dire une chose et son contraire en même temps. C’est le cas d’un maire qui dit souhaiter que sa communauté ne change pas, mais qui en même temps dit qu’il préférerait se tourner vers le Brignon qui est une commune voisine. Tel autre maire dit la même chose mais souhaite se tourner vers le Chambon-sur-Lignon. D’autres exemples similaires disent préférer le bassin du Puy en Velay pendant que d’autres souhaitent se marier avec des communes d’Ardèche.

Une telle réflexion n’est pas axée, sur l’intérêt général du territoire, sur l’avenir de nos villages ruraux et de la vie locale. Il est temps de se concentrer le bassin de vie, creuset de développement économique et générateur de services aux populations avec une proximité acceptable. Le débat ne cherche pas à répondre à la question : comment préserver nos villages ruraux en y maintenant de la vie ? On assiste à une perte de repères au point qu’on peut se demander si certains maires trouveront suffisamment de ressources pour rebondir.

Les élus ne doivent pas se laisser embarquer vers une réflexion uniquement orientée vers le seul découpage. La fusion n’est pas au centre des enjeux de la ruralité et de son avenir. Rechercher le meilleur parti (mariage fortuné)  n’est pas la bonne idée et s’il y en avait un, tout le monde le saurait.  Le découpage intercommunal qui sortira de la concertation ne sera, la solution « miracle », pour personne. Il n’y aura fort heureusement pas de gagnant et pas de perdant.

La ruralité détient des atouts puissants

On observe depuis vingt ans que la société urbaine s’impose dans la société Française. C’est une raison de plus pour lutter afin d’imposer ce qui est essentiel avec la recherche d’un équilibre entre les territoires urbains et les territoires ruraux.

La ruralité c’est 22 millions d’habitants, ce qui représente un potentiel de développement économique très important et une capacité d’accueil de population immense. Les atouts de la ruralité ce sont les villages, les bourg-centres, les espaces paysagers exceptionnels, son patrimoine, son histoire, etc.. Non, la ruralité ne sera pas le territoire du vide et du vert et ne le sera jamais.

La ruralité est moderne car elle est humaine et que plus on s’éloigne de la personne plus on devient archaïque. Défendre le modèle rural c’est défendre la modernité et l’innovation car le monde rural porte ces valeurs. Dire cela c’est s’opposer à celles et ceux qui voient dans la population provinciale des ringards.

S’opposer à toujours plus de concentration, c’est faire en sorte que ce ne soit pas les procédures ou les systèmes qui arbitrent à la place des gens. Il se trouve un moment où la structure écrase la dimension humaine. Il ne faut pas être surpris si dans de telles conditions des solutions proposées ne sont acceptées par personne.

Les maires doivent se ressaisir, rebondir et s’engager dans leur commune résolument, pour porter de l’espoir et se faisant, faire avancer nos territoires ruraux dans la nouvelle intercommunalité.

Pierre GENTES

Président AMR43

Maire de Laussonne

 

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Attention à la glissade vers une république féodale et technocratique

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A tout vouloir concentrer, les gouvernements successifs ne favorisent-ils pas la l’émergence d’une république féodale et technocratique ?

Il y a une vingtaine d’années, les équipes municipales (votre serviteur en fait partie), voulaient faire de la communauté de communes un outil au service des communes, c’était dans l’esprit Chevènement (1999).

20 ans plus tard, on observe que la communauté de communes n’est pas vraiment l’outil attendu même s’il a permis des progrès avec des mutualisations.

La gouvernance de ces collectivités souffre dans son esprit car il est difficile de faire la part des choses : sur la question de l’intérêt communautaire, sur la question de l’absence d’identité, sur la question de l’enjeu de développement, sur la question du bassin de vie et des services de proximité, sur la question de la mutualisation imposée, sur la question du pouvoir. Une évaluation des retombées économiques de l’investissement réalisé dans l’intercommunalité sur les communes, est-il effectué ? évidemment non, car si l’économique se mesure en volume d’activité et d’emploi, le politique est engrangé par le président. Ces difficultés vont créer, une ambiance avec une vision flou de l’intérêt général et des enjeux pour l’avenir de nos communes, sans perdre de vue que l’élu communautaire cherche à ne pas froisser le maire d’à coté au risque du retour de bâton.

Les élus du conseil communautaire se trouvent dans une structure technocratique suzeraine qui leur échappe et dans laquelle ils sont vassalisés. La méthode du « rouleau compresseur » aboutira à faire approuver les dossiers très souvent à l’unanimité dans les conseils communautaires. C’est précisément un phénomène que l’on observe depuis les débuts de l’intercommunalité avec peut-être un début de contestation face à une telle anomalie de la démocratie.

La gouvernance a été contrainte de créer un exécutif composé des maires dont le but est d’augmenter l’efficacité du « rouleau compresseur ».

C’est ainsi que les conseils communautaires se réunissent dans un esprit de confusion et de soumission, alors que les délégués qui portent l’intérêt de leur commune devraient agir dans un esprit de clarté et de courage. De très nombreux élus n’ont plus le courage de dire non et donc de résister à la technostructure qui va montrer sa puissance en donnant les chiffres qui lui conviennent, bien évidemment préparés à l’avance.

Pour ajouter une couche supplémentaire, si le « rouleau compresseur » est guidé par un calcul politique, alors l’idéologie tient lieu et place de l’intérêt général.

Tout ce passe comme si les élus communautaires se trouvent piégés dans un système qui ne leur permet plus de choix et qui manipule la démocratie. Que vaut une démocratie dans laquelle le choix est plus ou moins imposé et dans laquelle l’information qui est communiquée vers les élus et vers les citoyens est : dosée, élaguée, arrangée. Le cordon de la confiance mutuelle pourrait être amené à se rompre.

Avec la loi NOTRe, le pouvoir a essayé de transférer définitivement des compétences régaliennes des communes (urbanisme, scolaire, etc..) vers l’intercommunalité tout en ayant connaissance de la résistance très forte des élus de terrain. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit avec le soulèvement des maires ruraux qui refusent l’autodestruction des communes.

La commune est à la cellule de base de la république. Le département et l’intercommunalité ont besoin de la commune et inversement. Pour éviter l’évaporation de la commune, disons qu’il faut stopper cette glissade vers une république féodale à laquelle nous assistons.

Pierre GENTES

Président AMR43

Maire de Laussonne

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Quand l’arrangement local prend le dessus sur la régle d’éligibilité initiale

 

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Une démarche, pour le moins aléatoire, relative au choix et à l’instruction des projets, interpelle les élus sur ce qui se passe depuis quelques années et surtout sur ce qui se profile dans les années qui viennent. A titre d’exemple,  le projet 2012-2013, de création d’équipements et réalisation d’aménagements « station pleine nature » et « respirando » visant à améliorer l’accueil touristique des visiteurs dans nos communes rurales en Haute-Loire est édifiant.

La lettre transmise aux présidents : de la région Auvergne, du conseil général 43 et de la communautés de communes du Mézenc et de la Loire Sauvage, à travers un exemple concret, vise à  les alerter car ils assurent le pilotage et l’instruction des projets d’investissements pour les communes et/ou pour les communautés de communes. Cette analyse, qui vaut aussi pour d’autres projets, milite pour travailler dans l’avenir avec plus de transparence dans les arbitrages et les responsabilités mais également avec plus d’équité dans les choix. Les maires et plus particulièrement les maires ruraux ont toutes les raisons de s’inquiéter de l’avenir car on assiste, depuis quelques années, à une dérive qui devrait s’amplifier avec l’arrivée de certaines lois actuellement en préparation et prochainement présentées au parlement.

Cette lettre peut être téléchargée en cliquant sur le lien suivant :

CG-Respirando-080813

Pierre GENTES

Président AMR43

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Le maire rural a t-il encore un avenir ?

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La commune rurale  est face à un avenir incertain et face à une focalisation de toutes les attentions : du politique, du social, de l’économique, de la stratégie, etc.., presque uniquement concentrée sur la ville. Les métropoles, les centres urbains, vont attirer l’essentiel des investissements stratégiques dans les années qui viennent. Les grands décideurs (souvent élus des grandes villes), les médias, et quelques autres, font la communication sur la seule ville pendant que le monde rural se contente de la portion congrue. Penser uniquement « la ville », non, mais penser « ensemble du territoire Français », oui.

Je vous invite à partager quelques idées et à soutenir l’action de notre association des maires ruraux de la Haute-loire (http://www.amr43.fr) et de France (AMRF).

le-maire-rural-avenir-010513

Pierre GENTES

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