Convention ruralité (on parle d’école primaire rurale)

8 juillet 2019

« convention ruralité » veut dire aussi « aménagement durable des territoires scolaires » mais la comparaison s’arrête là. Le département du cantal a servi de terre expérimentale à cette idée en 2014 dans le cadre d’un partenariat AMF15 et Rectorat Auvergne. L’idée arrive en Haute-Loire en 2015 et se met en place la même année pour une durée de 3 ans.

En mai 2018, le dossier revient sur la table  pour un avenant à cette convention qui est arrivée à son terme. Une réunion s’est tenue en préfecture pour présenter un bilan départemental sur 2015-2018. Un bilan forcément bon car il n’est pas possible qu’il en soit autrement sous la pression gouvernementale et parlementaire. Un bilan en quelques chiffres choisis, bien trop sommaire et bien trop beau. Il est dommage que cette présentation ne s’appuie pas sur des exemples concrets portant  sur : les écoles, les classes, les postes d’enseignants, etc.. sauvegardés (ou pas) dans cette période de 3 ans du fait de cette convention.

Dans le projet d’avenant à la convention l’analyse s’appuie une nouvelle fois sur l’indicateur de la démographie scolaire comme le seul qui vaille en conservant les mêmes seuils de fermeture minimum de classe ou d’ouverture.

L’AMR43 n’a pas signé cet avenant pour les raisons suivantes :

  • Les crises sociétales et territoriales que nous venons de connaitre fin 2018 et début 2019 ne semblent pas avoir ébranlé la méthode du ministère. Le projet d’avenant (dont le texte remonte à avant novembre 2018) qui est présenté aux maires évoque largement le « projet école de la confiance » avec l’article quarter 6 qui prévoit de créer un « ensemble fusionnel » entre le collège et les écoles primaires du périmètre correspondant, c’est à dire la fin de l’école rurale. Lors des débats au parlement de printemps 2019, l’article 6 quarter est abandonné (pour l’instant) sous la pression des maires ruraux (AMRF). L’avenant n’en fait pas état. les signataires acceptent donc l’idée de la fusion « primaire – collège » avec la fin du primaire.
  • Il est difficile de percevoir ce qu’apporte la « convention ruralité » (durée de 3 ans seulement) dans la vision sur la durée d’un aménagement durable du maillage scolaire rural des écoles primaires. Qu’en est-il, de la place , des compétences et des appétits de l’intercommunalité dans le dossier « école rurale » pour qu’elle redevienne un outil de préservation des services de proximité et de préservation de l’attractivité des territoires ruraux ?
  • Ce type de convention reste centré sur les seuls enjeux d’organisation des moyens sur le court terme sans faire émerger une stratégie territoriale et pédagogique d’ensemble permettant d’élargir la réflexion au delà des mesures de carte scolaire. Il est indispensable de poser l’idée que l’école primaire est un enjeu fort pour le rural et d’oublier l’idée que les chiffres de la démographie sont le seul élément de décision pour la fermeture de classes ou d’école. N’oublions pas que sur une période de 15 ans, la démographie scolaire a baissé de 6 % pendant que le nombre d’écoles rurales baissait de 24%.

Fermer une école rurale sur le seul critère de la démographie sans débat dans un périmètre élargi en impliquant plusieurs acteurs c’est beaucoup trop simple. Une convention ruralité n’est pas de taille à apaiser une décision de fermeture pour la commune concernée surtout si elle est rurale (une ou deux classes).

  • Pourquoi une telle convention ne pose pas l’idée de créer et de valoriser un profil « spécialisé rural » pour les enseignants concernés avec un nombre d’enfants par classe inférieur à la règle ?
  • La signature de cet avenant vient à quelques mois de la nouvelle élection municipale et des maires en mars 2020. Est-il raisonnable de demander à un maire d’engager sa commune sur un sujet aussi sensible alors qu’une autre équipe va se mettre en place ? Facile pour faire endosser au maire précédent d’éventuelles critiques.

Pierre GENTES

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Inclusion des élèves en situation de handicap

5 juillet 2019

le projet de loi pour une école de la confiance a été adopté définitivement par le Sénat le 5 juillet 2019.  Sa promulgation a priori avant la rentrée 2019. Il prévoit deux dispositions susceptibles d’impacter le sujet :

  • D’une part, l’instruction obligatoire dès 3 ans ;
  • D’autre  part, des dispositions sur le « renforcement de l’école inclusive ».

A l’article 5 quinquies de ce projet de loi, on peut notamment lire : « Des pôles inclusifs d’accompagnement localisés sont créés dans chaque département. Ils ont pour objet la coordination des moyens d’accompagnement humain au sein des écoles et établissements scolaires de l’enseignement public et de l’enseignement privé sous contrat. Ils constituent des pôles ressources à destination de la communauté éducative ; ils associent à cet effet des professionnels de santé et les gestionnaires des établissements et services médico-sociaux mentionnés aux 2° et 3° du I de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles. Ces dispositifs visent à mieux prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de l’élève en situation de handicap en vue du développement de son autonomie. ».

C’est dans ce contexte que le président de la Communauté de communes des sucs souhaite organiser une réunion (de manière à anticiper les futurs questions de politique éducatives sur le territoire de la communauté). Son courrier  :courrier bernard gallot comcom des sucs 270619

Certes, en l’espèce, les parents pourraient aller en école maternelle publique et rien n’oblige à accepter leur demande de participation financière, mais cela s’intègre dans une réflexion plus globale de politique éducative et d’école inclusive, comme indiqué ci-dessus.

Mon courrier :lettre bernard gallot ecole inclusive 050719

Pierre GENTES

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Réunion avec les opérateurs en Haute-Loire en date du 10 juillet 2018

12 juillet 2018.

C’est la première fois, qu’une réunion avec les opérateurs de télécommunications se tient pour parler des problématiques du déploiement du THD internet et Mobiles 4G (et plus) dans le département de la Haute-Loire.
C’est une réussite car sur 6 opérateurs invités, 4 sont venus à la réunion (Bouygues, SFR, TDF, PobRun).
On ne peut que regretter qu’Orange ait boycotté cette réunion et Free. Ce dernier estime peut-être que les territoires ruraux ne sont pas rentables pour son business. Cette entreprise oublie-t-elle que çà représente 23 millions d’habitants et 75% du territoire en France?
Après cette réunion « opérateurs », il y aura une demande de rencontre avec le Préfet du 43 et le Président du département de la Haute-Loire.
Avec la Région AURA çà pourrait se faire dans le cadre de nos réunions Régionales biannuelles.

Vous trouverez en pièce jointe un relevé synthétique de mes notes prises lors de cette réunion du 10 juillet 2018 :  Réunion-amr43 – opérateurs -100718

Pierre GENTES

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La place de la commune dans l’intercommunalité.

le 2 mai 2018

Je vous prie de bien vouloir trouver un sujet de presse relatif à nos travaux de concertation et de réflexion que nous avons menés au cours du premier trimestre de 2018.relevé de notes réunion amr43 210418 presse
Nous revenons sur la question de la place de la commune dans l’intercommunalité et comment construire une intercommunalité choisie et comment construire une intercommunalité choisie.

Pierre GENTES

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Un questionnaire pour « photographier » les principales préoccupations des maires

Chère et cher collègue

Notre devise « des maires au service des maires » s’inscrit totalement dans l’idée que nous avons eue de rédiger, à plusieurs ( une douzaine d’élus), un questionnaire à l’attention des maires et/ou adjoints du département de la Haute-Loire.
Ce questionnaire, tout à fait neutre, a pour but de traduire simplement les attentes et les inquiétudes des élus de terrain. Les réformes territoriales successives imposées compliquent toujours plus le quotidien de l’élu local en contact avec ses concitoyens.
les réponses que nous aurons en retour nous permettront de tirer  « une photo » des préoccupations principales des élus au regard des évènements en cours. Un groupe de travail, constitué d’une dizaine d’élus, travaillera pour établir une synthèse  de tous les retours.

Voici ce questionnaire : Questionnaire 2018 portant sur les problématiques que les élus rencontrent sur le terrain 100218-VD
Cette note de synthèse listera des points d’amélioration en faveur de la commune et de la ruralité.  Elle fera l’objet d’une restitution en direction des maires et adjoints.
Une copie sera remise à l’AMRF.
Je vous remercie par avance de vos réponses
Bien à vous
Pierre GENTES

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