Des mots pour parler de la commune

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15 novembre 2015

M le Président de l’AMF tient des propos dans la revue « Maires de France » de novembre 2015 (juste avant un congrès qui au final n’aura pas lieu pour cause d’actions terroristes en France) qui pour certains, surprennent tant il y a un décalage entre sa vision (surréaliste) de la commune rurale et la réalité du terrain.

Analyse de compréhension du texte :

1) texte sur la mobilisation nationale contre la baisse des dotations.

Je site les propos du Président « Les maires refusent d’assumer un transfert d’impopularité. On ne peut pas dire d’un coté (l’état) que l’on baisse des impôts et de l’autre ne pas regarder la réalité : la quasi totalité des communes ne veulent pas être dans l’obligation, d’ici 2017…….. d’augmenter leur prélèvements locaux ».

BRAVO, là dessus tout le monde comprend chez les maires ruraux.

2) Contestation sur la clé de répartition sur l’économie de 3,7 milliards à réaliser en 2016 dont prés de 2 milliards imposés au bloc communal.

Je site les propos du Président « La responsabilité de la dette incombe à 80% à l’état et à seulement 4 % au bloc communal. On nous demande un effort qui n’est pas tenable »

BRAVO, là dessus tout le monde comprend chez les maires ruraux.

3) Débat à propos de l’avenir de la commune et vision sur ce sujet alors que la loi NOTRe vient encore de retirer des compétences aux communes.

Je site les propos du Président  » Nous ne supportons pas ce discours lancinant comptable, absurde et technocratique qui consiste à relayer docilement l’idée selon laquelle il y a trop de communes en France……. Plus de 36 % de la population vit dans des communes de moins de 3500 habitants. Ces territoires et ces communes continueront d’exister. La question est de savoir comment ils vont être administrés. Il y a évidemment un mouvement de concentration des intercommunalités, …..Ce mouvement doit trouver le juste point d’équilibre entre la nécessité de peser à l’échelon régional et le maintien d’acteurs de proximité, le premier sera la commune. Elle devra conserver la plénitude de son rôle et de sa place dans l’organisation territoriale. Il suffira de trouver une bonne méthode de travail au sein des intercommunalités pour que chaque commune conserve ce qu’il y a de plus précieux, aussi bien pour l’intérêt du mandat des élus de proximité que pour les besoins de la population. ……… on mettra des administrateurs civils ou des fonctionnaires à la place d’élus qui sont bénévoles pour les deux tiers d’entre eux … »

NON PAS BRAVO car vu de Paris, le maire rural serait suffisamment « idiot » pour accepter de se faire élire, alors qu’il n’aura aucun pouvoir de décision, mais en revanche, très bon pour collecter les doléances et les critiques d’une population qui par ailleurs sera excédée par la perte de la proximité. OUI, je répète ce que je disais à un ministre de la république le 23 mars 2013 à Lyon avec l’arrivée du « garde champêtre » à la tête de la mairie. Lui au moins il sera payé pour prendre des coups.

Pierre GENTES

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