ASSEMBLEE GENERALE de L’AMRF à LYON les 10 et 11 mars 2018.

le 12 mars 2018

Assemblée générale 2018 des Maires Ruraux de France (AMRF) les 10 et 11 mars 2018 à LYON.

Cette rencontre a réuni 150 maires venus de toute la France dans le locaux de GROUPAMA dans le quartier de VAISE à) LYON. Les maires ont travaillé sur les sujets d’actualité en lien avec la ruralité , les communes et l’avenir des territoires ruraux. La place de la commune dans l’intercommunalité a été au cœur des débats de cette rencontre nationale des maires ruraux de France. 

Le président de l’AMRF Vanik Berberian pose le débat avec ses termes : « Aujourd’hui plus que jamais, deux conceptions de l’intercommunalité s’affrontent clairement. Celle qui y voit, à partir d’une réflexion partagée sur l’avenir, le vecteur d’une coopération solidaire, l’outil dans lequel la commune porte la pertinence de la proximité et la légitimité démocratique. Et l’autre, désincarnée, illustration d’une vision technocratique déformée, qui y voit ce qui à terme , devrait supplanter la commune. Les Maires Ruraux sont viscéralement, obstinément, lucidement, attachés à la première« .

 Les maires ruraux font des propositions en 10 points :

1) Réaffirmer le principe de la liberté municipale et la place de l’intercommunalité comme outil au service des communes.

2) Réserver désormais à la seule décision des élus concernés les modifications de la carte intercommunale

3) Assurer une représentation équilibrée des territoires notamment ruraux au sein des conseils communautaires

4) Contester l’application stricte du conseil constitutionnel de « représentation essentiellement démographique » aux Conseils des communautés, qui ne sont pas des collectivités territoriales. Cela permettra de réécrire les règles de calcul et de répartition des délégués communautaires.

5) Faire de la mise en place d’un « conseil des maires » (ensemble des maires de l’intercommunalité) une obligation légale dans chaque EPCI à fiscalité propre.

6) Améliorer la transparence de l’action communautaire et l’information sur celle-ci aux communes membres.

7) Réaffirmer la place des syndicats intercommunaux dans le paysage intercommunal.

8) A défaut de la réalisation du point n°2, revoir la composition de la CDCI (Commission Départementale de la Coopération Intercommunale) afin d’y assurer une plus grande représentation des maires et élus municipaux.

9) Abroger le transfert obligatoire des compétences « eau » et « assainissement » aux EPCI à fiscalité propre pour laisser les communes libres de leur choix.

10) Faire une enquête sérieuse sur le bilan de la loi NOTRe et de la loi MAPTAM en termes d’économies réalisées, d’impact sur le lien citoyen-élus ou encore de qualité de service public.

Les maires ruraux de France adoptent un rapport d’orientation 2018 qui place, le maire, l’habitant et la commune, au cœur des actions menées à deux ans des renouvellements des conseils municipaux. C’est le sens des motions adoptées le 11 mars 2018 à LYON.

Pierre GENTES

 

Christophe BEDROSSIAN (secrétaire de l’AMR43) et Pierre GENTES (Président de l’AMR43)

(article lu 44 fois)

Articles en relation :

  • Pas d'article en relation

L’AMRF soutien l’opération « S’afficher, c’est exister »

6 mars 2018

Par cette opération, L’UMIH ( Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie » et la FIL (Fédération Internationale des Logis » demandent le rétablissement des préenseignes dérogatoires pour les cafés, hôtels, restaurants en zone rurale et appellent les parlementaires à se saisir du sujet pour revenir sur cette interdiction. 180301_UMIH_FIL_AMRF_Préenseignes

Le but de cette opération est de sensibiliser les élus locaux et l’opinion publique sur les conséquences du retrait des préenseignes correspondantes en zone rurales.

Pierre GENTES

(article lu 16 fois)

Articles en relation :

  • Pas d'article en relation

80 km/heure une hérésie. Le travail de sape à l’encontre du monde rural continue.

le 1 mars 2018

Le premier ministre impose la vitesse limitée à 80 km/heure sur les routes nationales et départementales sans séparateur central à compter du 1 juillet 2018. C’est un très mauvais coup pour les territoires ruraux. Cette décision amplifie la difficulté majeure de l’enclavement routier pour le monde rural. Cette problématique est une nouvelle fois relancée.

Il n’est pas acceptable que les populations rurales soient contraintes à mettre plus de temps pour aller au travail, que les enfants soient contraints à mettre plus de temps pour se rendre au lycée, au collège ou encore à l’école, etc… Ce n’est pas en paralysant le fonctionnement au quotidien de la vie des gens que l’on fera avancer la société.

Le domaine de la sécurité routière n’est pas le monopole de quelques personnes. Les élus ruraux et la population rurale œuvrent, comme tout le monde, pour plus de sécurité routière mais sans esprit dogmatique. Le groupe « d’opposant à la voiture » joue sur la corde sensible du « nombre de mort » sur les routes sans se poser la question de la cause des accidents de voiture et surtout bénéficie du fait que l’état a besoin d’activer « la pompe à fric ».

Sur les routes départementales ou nationales de campagne, la vitesse est naturellement limitée le plus souvent par la sinuosité des structures. Limiter la vitesse à 80 km/heure est donc parfaitement inutile pour améliorer la sécurité routière sauf à vouloir revenir à la marche à pieds ou à cheval.

Voila pourquoi les élus ruraux dénoncent l’hérésie de cette mesure dont le but est d’éloigner encore un peu plus le monde rural de la métropole. La fracture « urbain – rural » se creuse un peu plus.

Pierre GENTES

(article lu 42 fois)

Articles en relation :

  • Pas d'article en relation

Le ministre Nicolas HULOT favorable pour faire de la France un désert rural sur 80% de son territoire, oui ou non ?

7 octobre 2017

EDITO 36000 COMMUNES.

Si l’obligation du transfert de la compétence Eau et Assainissement au 1er janvier 2020 est maintenue, ce sera le signe tangible que « l’ancien monde » est toujours là. Ce monde parfaitement incarné par les inspirateurs de la détestable loi NOTRe et part tous ceux qui l’on votée. Un monde politique dans lequel se trouvaient aux manettes une technostructure pernicieuse et dogmatique et un parlement aux ordres de celle-ci, trop heureux de trouver là un allié pour avancer plus avant le dépouillement de l’échelon communal et sa dilution forcée dans l’intercommunalité.

La motion votée à l’unanimité lors de la dernière assemblée générale de l’AMRF dénonce bien le caractère stupide de l’obligation du transfert. Nous parlons bien de son obligation et non de son principe. Nous sommes toujours sur l’idée d’une intercommunalité voulue et non subie. Toutes les associations d’élus crédibles soutiennent le texte voté à l’unanimité par le Sénat allant dans le sens du retour vers une dimension optionnelle ou facultative de cette compétence. Le texte proposé par un groupe de député va également dans ce sens. Nous avons une préférence pour une voie facultative.

Nous demandons, avec la plus grande fermeté que la confiance promise aux élus se concrétise. Ils doivent pouvoir décider par eux-mêmes des choix qui concernent les collectivités. C’est un engagement du Président de la République et du premier ministre en juillet dernier à l’occasion de la Conférence nationale des Territoires.

Voilà en quoi ce sujet est emblématique. Si malgré un avis unanime contre, l’obligation de transfert de la compétence Eau et Assainissement était maintenue, ce serait le signe que non seulement l’ancien monde politique avec ses travers est toujours là, mais que le mépris envers les élus est clairement assumé.

Si le Gouvernement cautionne les propos du ministre Nicolas Hulot plus que favorable à l’obligation de transfert, il cautionnera en même temps une vision techniquement inadaptée qui méconnait la réalité de terrain.

Je le dis sans détour, si l’obligation est maintenue, ce sera ni plus ni moins une déclaration de guerre. Sachez que les maires ruraux sont disposés à la menée avec toute la fougue et la conviction dont ils sont capables.

Parce que trop c’est trop. Après l’été meurtrier pour les collectivités que nous venons de vivre, si les choses étaient maintenues en l’état, une jacquerie sans précédent sera déclenchée. M. le ministre Hulot, ne jouez pas avec le feu, nous ne supporterons pas plus longtemps la provocation.

 Vanik Berberian, président de l’AMRF

Pierre Gentes, président de l’AMR43

 

 

(article lu 85 fois)

Articles en relation :

  • Pas d'article en relation

L’AMRF adopte 4 motions à l’unanimité lors de son congrés annuel le 1 octobre 2017 à Poullan sur Mer en Bretagne.

4 octobre 2017

Les 4 motions adoptées à l’unanimité.

– Une motion sur l’adoption d’une Loi en faveur des communes et de la ruralité (Motion loi_ruralité_reseau 011017)  ;

– Une motion pour une approche réaliste de la situation des communes et des contrats aidés (motion emplois aidés 011017) ;

– Une motion sur la compétence « Eau et Assainissement » afin de restituer aux élus le choix et la capacité d’engager des solutions efficaces et sobres localement. L’assemblée nationale est invitée à aller dans le sens du Sénat dans ce dossier (motion Eau et assainissement 011017) ;

– Une motion sur le logement ( motion logement).

Pierre GENTES

 

(article lu 95 fois)

Articles en relation :

  • Pas d'article en relation

Copyright © All Rights Reserved · Green Hope Theme by Sivan & schiy · Proudly powered by WordPress